...ou la voix que j'aimerais avoir...
Les Chœurs de l'Armée Rouge, Leonid Kharitonov, soliste, date inconnue.
mardi 25 mai 2010
lundi 17 mai 2010
Tellement beau...
"Ombra Mai Fu" (Largo)de l'Opéra Xerxes de George Frideric Handel interprété par Stjepan Hauser au viloncelle et Yoko Misumi, piano.
mercredi 12 mai 2010
Ave Maria
Veuillez excuser mon silence des derniers jours, mais c'est que j'attendais d'avoir quelque chose de vraiment exceptionnel à vous partager... Et je crois avoir trouver un joyau dans cette interprétation de l'Ave Maria de Franz Schubert:
Ave Maria! Jungfrau mild,
Erhöre einer Jungfrau Flehen,
Aus diesem Felsen starr und wild
Soll mein Gebet zu dir hinwehen.
Wir schlafen sicher bis zum Morgen,
Ob Menschen noch so grausam sind.
O Jungfrau, sieh der Jungfrau Sorgen,
O Mutter, hör ein bittend Kind!
Ave Maria!
Ave Maria! Unbefleckt!
Wenn wir auf diesen Fels hinsinken
Zum Schlaf, und uns dein Schutz bedeckt
Wird weich der harte Fels uns dünken.
Du lächelst, Rosendüfte wehen
In dieser dumpfen Felsenkluft,
O Mutter, höre Kindes Flehen,
O Jungfrau, eine Jungfrau ruft!
Ave Maria!
Ave Maria! Reine Magd!
Der Erde und der Luft Dämonen,
Von deines Auges Huld verjagt,
Sie können hier nicht bei uns wohnen,
Wir woll'n uns still dem Schicksal beugen,
Da uns dein heil'ger Trost anweht;
Der Jungfrau wolle hold dich neigen,
Dem Kind, das für den Vater fleht.
Ave Maria!
Erhöre einer Jungfrau Flehen,
Aus diesem Felsen starr und wild
Soll mein Gebet zu dir hinwehen.
Wir schlafen sicher bis zum Morgen,
Ob Menschen noch so grausam sind.
O Jungfrau, sieh der Jungfrau Sorgen,
O Mutter, hör ein bittend Kind!
Ave Maria!
Ave Maria! Unbefleckt!
Wenn wir auf diesen Fels hinsinken
Zum Schlaf, und uns dein Schutz bedeckt
Wird weich der harte Fels uns dünken.
Du lächelst, Rosendüfte wehen
In dieser dumpfen Felsenkluft,
O Mutter, höre Kindes Flehen,
O Jungfrau, eine Jungfrau ruft!
Ave Maria!
Ave Maria! Reine Magd!
Der Erde und der Luft Dämonen,
Von deines Auges Huld verjagt,
Sie können hier nicht bei uns wohnen,
Wir woll'n uns still dem Schicksal beugen,
Da uns dein heil'ger Trost anweht;
Der Jungfrau wolle hold dich neigen,
Dem Kind, das für den Vater fleht.
Ave Maria!
Pour la petite histoire voici une biographie succincte de Marian Anderson, récupérée sur Wikipédia:
Mentionnons aussi que l'accompagnateur de Mme Anderson est ici, selon toute vraisemblance Franz Rupp.
Marian Anderson est une contralto américaine née à Philadelphie (Pennsylvanie) aux États-Unis, le 27 février 1897, et morte à Portland le 8 avril 1993.Si vous êtes familiers avec l'anglais, une biographie plus complète se trouve sur Wikipedia en anglais. On y apprend, entre autre, que Marian Anderson a aussi chanté à la March on Washington for Jobs and Freedom, événement qui a culminé avec le discours I Have a Dream du Dr. Martin Luther King jr.
Après des débuts difficiles, le talent de Marian Anderson fut universellement reconnu et elle chanta à plusieurs reprises sous la direction d'Arturo Toscanini. Elle excella dans les genres les plus variés, des negros spirituals aux lieder romantiques et à l'oratorio.
Biographie
En avril 1939, Marian Anderson chante lors d'un concert organisé par Eleanor Roosevelt devant le Lincoln Memorial, après qu'il lui soit refusé d'accéder à la salle où elle devait chanter, par les Filles de la Révolution américaine. Après quoi la « première dame » des États-Unis démissionna de l'organisation féminine.
Le 7 janvier 1955, Marian Anderson est la première Africaine-Américaine à chanter au Metropolitan Opera. Elle brise ainsi la "barrière de la couleur" dans ce haut lieu de l'opéra aux États-Unis. Elle joue le rôle de Ulrica, contralto, dans l'opéra Un ballo in maschera de Giuseppe Verdi, sur un livret d'Antonio Somma.
Le 20 janvier 1961 Marian Anderson a chanté l'hymne national étatsunien lors de l'investiture du Président John Fitzgerald Kennedy
Elle meurt le 8 avril 1993 chez son neveu James DePreist, directeur de l'Oregon Symphony music.
Mentionnons aussi que l'accompagnateur de Mme Anderson est ici, selon toute vraisemblance Franz Rupp.
samedi 1 mai 2010
1er Mai...
Pour célébrer la Journée internationale des travailleurs, Georgette Lemaire nous chante Le Temps des cerises.
vendredi 30 avril 2010
mercredi 28 avril 2010
Souvenir d'enfance
Aujourd'hui, encore un souvenir d'enfance... Les petits canadiens-anglais de ma génération reconnaitront cette chanson comme étant le thème d'ouverture de l'émission Friendly Giant de la CBC, avec Bob Homme. Pour moi, surtout dans sa version pour harpe et flute à bec, il s'agit de mes premiers contacts avec la langue de Shakespeare... C'était le doux temps où on avait le droit, dans les émissions pour enfants de s'adresser à eux en leur parlant doucement et sans les prendre pour des idiots et où on pouvait attirer leur attention sans musique forte et surtout sans "criage"... (J'imagine que c'est le vieux grincheux réactionnaire qui sommeille en moi qui parle encore...)
jeudi 22 avril 2010
Jour de la terre
Le petit point bleu...

Regardez ce point. Juste là. C'est notre foyer. C'est nous. Sur ce point, sont tout ceux que vous aimez, tout ceux que vous connaissez, tout ceux dont vous avez déjà entendu parlé, tous les humains qui ont jamais existé, et qui y ont vécu leur vie. La somme de toutes nos joies et de toutes nos peines, des milliers de religions, d'idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et tous les cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et les destructeurs de civilisation, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples en amour, toutes les mères et tous les pères et leurs enfants, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morales, tous les politiciens corrompus, toutes les super-vedettes, tous les "leaders" suprêmes, tous les saints et tous les pécheurs de l'Histoire de notre espèces ont vécu sur ce grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil. La terre est une toute petite scène dans une vaste arène cosmique. Pensez à toutes ces rivières de sang répandues par tous ces généraux et tous ces empereurs pour que, dans la gloire et le triomphe, ils puissent devenir les maîtres momentanés d'une fraction de ce point. Pensez aux cruautés sans fin infligées par les habitants d'un coin de ce point sur les "à-peine-différents" habitants de quel qu'autre coin de ce même point, pensez combien sont fréquentes leurs incompréhensions, combien ils peuvent être prompts à se tuer entre eux, avec quelle ferveur ils peuvent se haïr.
Notre vantardise, notre importance imaginaire et l'illusion que nous avons une place privilégiée dan l'Univers sont mis au défi par ce petit point de lumière pâle. Notre planète n'est qu'un petit grain de poussière solitaire dans la sombre étendue cosmique. Dans toute l'étendue de notre obscurité, il ne se trouve aucun indice que de l'aide puisse venir d'ailleurs pour nous sauver contre nous-même.
La Terre est, au meilleur de notre connaissance, le seul endroit où il y a de la vie. Il n'est pas d'autres endroits, dans un avenir rapproché, vers lesquels notre espèce pourrait migrer. Visiter, peut-être. S'y établir, pas encore. Qu'on le veuille ou non, pour le moment la terre est notre seul retranchement.
On dit que l'astronomie force à l'humilité et qu'elle forge les caractères. Il n'y a pas de meilleure démonstration de l'arrogance de l'humanité que cette image distante de notre petit monde. Pour moi, elle souligne notre responsabilité à avoir de meilleures relations avec nos semblables, et de préserver et chérir ce petit point bleu, le seul que nous avons...
Carl Sagan, traduction libre: Boris Crépeau

Crédit des images: NASA
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